Contre-indications en implantologie dentaire

Voici certains types de contre-indications à l'implant dentaire qui sont relatives. En clair, avec certaines précautions, on peut les contourner.

Les anti-coagulants
Depuis la  banalisation de l’administration d’aspirine, censée prévenir entre autres, les maladies cardio-vasculaires, une quantité impressionnante de patients, candidats aux implants, ont  une coagulation modifiée, ce qui n’est pas sans poser de problèmes lors d’interventions chirurgicales. La chirurgie implantaire est aussi concernée. Les risques d’hémorragie sont importants. Heureusement, il sera facile de retrouver une coagulation normale, après la simple suspension du traitement anti-coagulant.
Néanmoins, il s’agit d’une décision que votre dentiste ne pourra gérer seul, car la suspension du traitement peut provoquer des désordres médicaux sérieux.
L’avis du médecin traitant ou du cardiologue est prépondérant et ce sera seulement avec son accord que la prise d’anti-coagulants sera interrompue.
La bonne nouvelle, c’est que du point de vue des résultats obtenus, l’efficacité est à peu près identique entre les patients traités par anti-coagulants et les autres.

Les valvulopathies cardiaques
Elles doivent être prises en compte avant la chirurgie et nécessiteront la prise d’antibiotiques avant l’intervention. La quantité, le fractionnement  et le mode d’administration des antibiotiques doivent être décidés par le cardiologue car ils font l’objet de protocoles précis et fréquemment  mis à jour .

Les déficits immunitaires
Il faut attendre de l’organisme qu’il puisse réagir à des agressions bactériennes ordinaires pour que l’implant s’intègre . Chez les patients qui présentent un déficit immunitaire, comme ceux souffrant du SIDA, par exemple, les bactéries les plus inoffensives peuvent provoquer de gros dégâts et aboutir à l’échec de l’implant. Pendant les périodes de déficit immunitaire, la chirurgie implantaire est tout à fait déconseillée.

L’hygiène dentaire insuffisante
Elle met en péril toutes les reconstructions prothétiques en général et les implants ne font pas exception. Par conséquent, si le patient ne veut pas se brosser les dents, qu’il ne pense pas qu’un bridge durera beaucoup plus longtemps qu’un implant ! Il devrait davantage envisager de se conduire de façon responsable et, une fois pour toutes, acquérir une hygiène bucco-dentaire digne de ce nom.

L’alcoolisme et le tabagisme
Ils sont classiquement décrits comme pouvant compromettre la réussite d’un implant. Néanmoins, il faut relativiser les choses et raison garder. L’important, c’est la dose !
Ou alors, il faut préciser ce que fume le patient...

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